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Biennale de la danse de Lyon: LA VILLE,LA DANSE ET LE DEFILE

Par Dieudonné Korolakina

Journaliste de danse

17def49c.jpg Lyon. Patrimoine mondial de l’UNESCO pour l’humanité ;capitale française de la gastronomie et du football. Discutable. Cela se sait.

Mais ce qu’il faudra aussi savoir, c’est que la  ville de Lyon, par- delà ces acquis de bon aloi, est en passe ,sinon représente déjà, la ville du monde qui « danse »le mieux, avec des performances chorégraphiques, des esthétiques, propos et idées de  corps denses. Intense, La 12ème biennale de la danse de Lyon, tenue du 9 au 30 septembre dernier, n’est pas cette édition  qui le démentirait. Prise en charge -au sens organisationnel- comme depuis son premier pas en 1984,par la Maison de la danse de la ville,26 années d’existence, la biennale de la danse pour cette édition ,a porté au pinacle  plusieurs manifestations dont  un défilé qui a réussi à rester ineffaçable, dans les esprits pendant toute la période de la biennale. Et sûrement, même après. Vécu de visu par plus de 320 000 spectateurs, entre la place des Terreaux et Bellecour, rue de la république ;le défilé -10 ans de vie- pour bien d’observateurs, reste assurément la manifestation phare de cet événement, à côté des expositions, des bals festifs bollywood  et électro ,des projections en plein air, des cours de danse gratuits. A cette édition ,il s’est montré très coloré, intergénérationnel et  musicalement fort mosaïque  avec ses milliers de participants drapés des atours les plus formidables, chorégraphiés à la lumière d’une thématique : « le monde des villes, les villes du monde » très proche  donc de celle de la biennale ,qui a choisi d’intégrer à la danse  des questionnements relatifs à l’urbanité. Thème : « Danse la ville ».

Entre plusieurs confluences. A la confluence du Rhône et de la Saône, Lyon était également à la confluence de plusieurs cultures et vues chorégraphiques le temps de ce rendez-vous. En écho avec l’idée de base de Guy Darmet, le directeur artistique de la biennale « donner davantage de moyens à l’art chorégraphique, d’utiliser d’autres plateaux, de montrer plus de danse sous toutes ses formes… ».27 autres villes du monde ont ainsi rejoint Lyon dans cette rencontre, à travers une programmation riche qui aurait permis  à un spectateurs doué d’ubiquité de se délecter de 149 représentations, montrées par 39 compagnies dans 22 lieux différents.                                      

                                                                                                                                                                  Pockemon Crew

Du langage de breakdance ou pockepop des pockemon crew avec « c’est ça la vie » au flamboyant et expressif tango urbain de Union tanguera avec « tango vivo »,de l’autobiographie dansée de Germaine Acogny « tchouraï » ,en passant par le journal chorégraphique des jeunes immigrés clandestins africains dansé par faso danse théâtre « a benguer » ;à « péplum » de Nasser martin gousset ou encore « y algo mas » de Entre nosotros etc la biennale a juré fidélité à son public dans une programmation avant tout rassurante où la force gestuelle et expressive, la façon d’habiter le corps, la confrontation du langage corporel au langage verbal, les scénographies très inventives basées sur des recherches plastiques et l’intégration du vidéo à la scène, ont  surpris et séduit ce «  public lyonnais frémissant » qui aujourd’hui se saisit de cette biennale comme « un événement dont il est fier… ».

 « pas »ou « mouvements » d’Afrique.                    

  27dim01g.jpg

Les terminologies peuvent encore gêner certains habitués des débats controversés sur la danse africaine de création ou la danse crée en Afrique. En tout cas vieux sujet de dissertation que les formidables rayons de soleil de la colline de la Croix- Rousse, croisant par exemple le pic de la basilique de la Fourvière, dissipent  et ce surtout à la faveur des esthétiques  ,de l’écriture et des propos des corps des danseurs venus d’Afrique. Des chorégraphes  et danseurs africains des premières heures du renouveau chorégraphique en Afrique ,tout comme les  plus jeunes et frais  talents ont su  démontrer que la danse en Afrique ne se réduit plus à de simples déhanchés festifs, mais qu’elle est témoin des réalités profondes et des messages pertinents, reflets de  tout ce que l’homme peut vivre  ici comme ailleurs. Bref les créations signifient que l’Afrique est au carrefour de plusieurs cultures, tout comme toutes les cultures restent ouvertes à l’influence des autres. Salia ni Seydou du Burkina faso, Jean Tamba du Sénégal ,Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek de la Tunisie, Boyzie Cekwana de l’Afrique de Sud  ont été aussi ,visibles sur cette  autre importante plate forme de la danse pour l’Afrique, hormis les rencontres chorographiques de l’Afrique et de l’Océan indien produites tous les deux ans par culturesfrance. Les rencontres chorégraphiques de carthage,dialogues de corps,kaay fecc,aboki ngoma pour ne citer que ces festivals qui donnent un coup de collier au domaine de la danse en Afrique.

Publié in Temps Nouveaux, un hebdomadaire togolais.

Dans : Analyses
Par Hortense ATIFUFU
Le 5 novembre, 2006
A 19:28
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
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    cheap jerseys for sale écrit:

    Point received and well taken, when I disagree its not a reason to argue. No problem at all.
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